Foutu coloc teaser

Foutu coloc    teaser
  • Éditeur : Addictives - Luv
  • Broché : 123 pages
  • ISBN : 9791025751046
  • Date de sortie : 07 January 2021
  • Évaluations : 4 sur 5 (21 évaluations)
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Craquer pour le meilleur ami de son frère ? Mauvaise idée ! Emménager avec lui ? Encore pire ! Quand elle emménage dans la coloc de son frère et de la bande de potes de ce dernier, Scarlett sent qu’elle est foutue. Elle n’arrivait déjà pas à se sortir Nolan Jones de la tête en habitant à des milliers de kilomètres de lui, alors comment pourrait-elle l’oublier maintenant qu’elle est de retour à Boston, et surtout… qu’elle occupe la chambre juste à côté de la sienne ? Pourtant, son crush de toujours ne lui donne aucune raison d’espérer : il la taquine comme si elle était sa petite sœur ! Elle sait qu’elle doit accepter qu’il ne la verra jamais autrement. Mais entre les soirées passées à se défier, les rapprochements troublants sur le canapé et l’étincelle nouvelle qu’elle décèle dans le regard de Nolan, ce « jamais » pourrait bien devenir un peu flou… *** – Pas de série ? lui demandé-je. Il rigole et attrape le plaid comme à son habitude pour le placer sur ses cuisses. Il lève une main, massant sa nuque un moment, et je regarde son biceps contracté. – Je peux faire une exception pour un épisode. – Petit joueur, me moqué-je. J’allume Netflix, essayant de refouler la joie intense qui déferle dans mes veines en le sachant avec moi ce soir. « Je ne crois pas qu’il puisse un jour ressentir ce que tu ressens. » Je déglutis, lançant Crash landing on You tandis qu’un nœud énorme obstrue ma gorge. – J’espère qu’ils vont enfin baiser. – Ta gueule, dis-je dans un sourire. Je l’entends rigoler et ses doigts glissent sur mes côtes dans un mouvement brusque et mesuré. Je sursaute face à la sensation très désagréable que ça provoque sur ma peau. – Arrête ça, le menacé-je. Pas touche aux côtes. Il ricane, replaçant son bras contre sa poitrine. – T’es une enfant. Je tape son bras. – T’es un connard. Il claque ma main. Je le fusille du regard, il explose de rire. – Petite peste. Cette fois, je me jette sur lui, fourrant mes mains dans son cou. Il est extrêmement chatouilleux et il baisse instinctivement son menton. Bloquant mes poignets alors que je continue de forcer le passage pour l’agacer, il finit par me repousser violemment. Tout son corps s’écrase contre le mien et ses bras s’allongent, emprisonnant mes poignets au-dessus de ma tête pour empêcher toute autre tentative de ma part pour le faire chier. Mes jambes sont écartées et j’ai une sensation très – trop – précise de son sexe sous son jogging. Il ne porte pas de caleçon. Son visage est à seulement quelques centimètres du mien et il sourit, l’air fier du vainqueur. – Tu ne fais pas le poids, ma petite. L’une de ses mains se détache de sa prise et il se redresse doucement. Un bras tendu près de ma tête, le second reste occupé à me maintenir dans cette position. Tous mes sens sont en alerte. Mon clitoris brûle, mes muscles me démangent et ma respiration devient difficile. Je peux aisément mettre cela sur le compte de son corps qui m’écrase, mais je sais que c’est aussi dû au regard qu’il pose sur moi. À la façon dont il est allongé, loin d’être perturbé, je constate sans mal qu’il ne bande pas du tout. Mon ego en prend un coup et je ne sais pas si c’est lui, son odeur, la chaleur de son corps, les réactions du mien ou le rejet flagrant que je constate dans sa posture qui me fait faire cette chose stupide. Mais j’avance mon visage et pose ma bouche contre la sienne. Il se crispe. Ma poitrine explose. Un désir brut me transperce le bide et je savoure la douceur de ses lèvres. Mais rien ne se passe comme prévu. Mes poignets sont libérés et le poids sur moi se défait, provoquant une sensation de vide glacial sur ma peau. Je sors d’un coup de ma torpeur pour me prendre en pleine face mon erreur. Ma putain d’énormissime et magistralement stupide erreur. Je me relève aussitôt, le cœur prêt à traverser ma cage thoracique tant ses battements frénétiques grondent. Nolan est à l’autre bout du canapé et me scrute, l’air à la fois horrifié et terriblement confus. Je n’ose pas le fixer davantage de peur de voir apparaître sur son visage une quelconque forme de dégoût, puis me mets sur mes jambes. – Pardon, soufflé-je. J’ai envie de vomir. Je mords ma lèvre inférieure, essayant de retenir la bile, la honte, et toutes les émotions qui se succèdent. – C’était quoi ça ? *** Foutu coloc !, de Lou Garance, premiers chapitres du roman.